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    boutros

3 – Supplices

Posté par boutros le 22 août 2007

23095.jpgUn jour d’été de 1974 mon frère est venu m’informer que de fortes arrestations ont eu lieu dans une autre ville près et que la possibilité pour que cela vient chez était fort probable. Il nous fallait donc prendre toutes les précautions pour échapper à cette vague. Nous avons mon frère et moi décidé de ne plus passer à la maison le temps que les arrestations finissent à un niveau. Nous avions passé quatre nuit hors de la maison, précisément dans un local d’un camarade, lui aussi appartenait à notre organisation marxiste-léniniste. Or, on savait que c’est mon frère qui sera demandé, puisque c’est lui qui dirigeait les cellules de cette région dont les principaux militants sont déjà arrêtés et soumis à une brigade chargé de démanteler notre organisation, qui n’était pas vraiment une organisation, sinon un groupe de jeunes à peine à leur dix-huitièmes printemps; et ce sera le dernier de leur printemps.

Après quatre jours, nous avons décidé de jeter un coup d’oeil sur la maison et voir ce qu’il est devenu de ma famille; là c’était l’erreur grandiose de ma vie, car j’ai décidé par volontarisme que ce sera moi qui passera à la maison; et j’ai dit à mon frère que si je ne revenais pas à lui vers 13 heures c’est que je suis arrêté. Je suis donc parti pour cette mission infernale. A la maison, m’a accueilli avec une tristesse que je n’oublierai jamais; en fait, elle a compris qu’il s’agit de quelques choses de grave, or ma mère qui avait souffert toute sa vie à cause de nous et de nos besoins pour se faire un avenir prometteux, elle est totalement déçue, puisque mon frère et moi étions pour elle et pour mes frères encore très petits, le salut probable. Voilà que les rêves et les attentes de ma pauvre mère sont brusquement volatilisés !

En me voyant, elle a piqué une crise de larme, elle était restée à pleurait depuis que je suis rentré.

Moi, j’avais une migraine, sans à cause de la fatigue due à mes activités intenses. Ma soeur m’avait donné un comprimé d’aspirine et un peu de l’eau chaude pour apaiser mes douleur; juste le temps de vouloir prendre ce médicament, j’avais entendu des battements très fort sur la porte; ma soeur avait ouvert la porte et j’ai compris de réaction que les élément de la brigade étaient eux mêmes à la porte; je n’avais d’issue, alors je me suis précipité vers la porte, et là c’étaient les sept personnes de la brigade, très bien musclés, leurs regards agressifs et défiant, on peut facilement de ces regards une volonté écrasante.

Un d’eux m’avait demandé mon nom et j’ai répondu calmement pour dissimuler ma réaction. Mais c’était trop tard, ils se sont jetés sur moi comme si j’étais un oiseau, de peur de me rater; les insultes, les coups de poing venaient intensivement sur mon visage. Ils sont rentrés sans demander permission et sans avoir aucun mandat de la part des autorités juridiques. Ils ont fouillé partout on adressant les pires de paroles qu’un voyou puisse adresser à des gens qui ne leur absolument rien fait.

En me demandant où était parti mon frère j’ai répondu que je ne savais pas où il se trouvait, mais ils ne me croyait pas, alors ils m’ont emmené dans un lieu qui appartenait théoriquement à la police; et là ils ont pris le temps de presser pour moi, en vu que je leur délivre où se trouve mon frère qui failli être arrêté, parce qu’il n’a pas respecté notre accord de ne pas venir à la maison avant que je viennes moi même pour lui. a la dernière seconde, il a compris et a pris fuite; et ce n’est qu’ àprès plus de 12 ans qu’on a pu nous rencontrer.

De toutes façon, et malgré toutes les pressions, je n’ai pas donné le moindre détail qui pourrait leur faciliter son arrestation. Je suis donc resté seul face à mon terrible sort.

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2 – Etat d’urgence :

Posté par boutros le 21 août 2007

Dans les années soixante dix, l’URSS était encore une puissance, et propageait ses livres d’idéologie pour généraliser sa révolution ; et cela avait entraîné en effet, des tendances politiques sous le slogan marxisme-Léninisme ; notre pays aussi n’a pas été épargné de cette tendance qui s’est déclenchée comme le feu dans la pagaille ; mais il faut dire aussi que l’injustice sociale était la loi qui régnait sans pitié avec toutes les formes de corruption administrative. Cela a fait tomber même la popularité des partis politiques nationaux. Un grand trou s’est foncé dans la vie politique, de là, la tendance marxiste est née avec l’espoir d’une nouvelle formation politique qui pourrait faire avancer la vie sociale.

 

L’impact aussi de la révolution chinoise a eu sa part motivation ; les livres rouges de Mao-tsé-toung couvraient tous les poches des jeunes étudiants. Mais comme cette tendance n’était pas tolérée par le pouvoir, alors, elle était contrainte de travailler dans la clandestinité. En réalité, ce n’était pas vraiment un mouvement sérieux et bien construit, c’était tout simplement un rassemblement de jeunes étudiants dont l’âge ne dépassait pas les 17 à 24 ans. Et pourtant ces jeunes étaient bien jurés à faire quelques choses pour le peuple totalement appauvrit, alors que les richesses du pays étaient abondante quitte à faire vivre tout le peuple dans la parfaite prospérité.

 

Ces jeunes portaient avec sincérité leurs idéaux, et voulaient sincèrement jouer un rôle pour la justice. Ils se sont fondés une organisation et se sont passé à l’activité : distribution de tractes, manifestations, activités culturelles, grèves, et rien de plus que cela ; mais les enjeux du pouvoir étaient bien plus grand que cela ; et les grands responsables de l’état n’étaient prêt à tolérer leur existence ; ils ont donc décidés de les détruire par tous les moyens, les considérants comme étant un mouvement très dangereux, alors que ce n’était absolument pas le cas.

 

Des mesures d’urgences ont été prises, des vagues d’arrestations faisaient ravages partout dans le pays, comme si vraiment, il s’agissait d’une organisation révolutionnaires opération ; en fait, ce n’étaient que de simples jeunes lycéens, totalement inoffensives, pleins de rêves, inspirés de quelques livres de Mao et de Lénine, et rien de plus que cela.

Mais les responsables de l’état y ont trouvé une bonne excuse pour déclarer l’état d’urgence, car c’est là bien l’occasion pour ce genre de fonctionnaires pour s’assurer des primes interminables, des subventions ouvertes et des promotions précieuses. L’état d’urgence n’était qu’un moyen pour se faire des richesses, pour garantir un pouvoir absolu loin de tout compte, et faire de l’état lui-même un bien personnel. Cependant, le pillage des biens de l’état se faisait tranquillement, sous la terreur et le terrorreporterssanslimitesprisondettouan0005.jpgisme d’état. Tout devient permis à l’état et à ses hommes : arrestations abusives, tortures illimités, procès formels, et mises en prison sans le moindre cadre juridique. Ainsi le pays s’est transformé en atelier de tous les exercices de l’immoralité, et rien de légal ou de légitime ne faisait la règle, tout le pays s’est transformé en une jungle de fauves et de charognards. C’est bien dans cette forme que les sept personnes sont venues arrêter mon frère, et m’ont, par la suite, arrêté moi

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Chapitre 1

Posté par boutros le 20 août 2007

 

1- Obscurité et imaginaire

 

Lorsqu’on m’a serré une bande sur les yeux, je ne pouvais plus voir, absolument rien, je ne voyais qu’une obscurité totale. J’ai totalement perdu la capacité de voir, on me la confisquée justement pour que je ne voies rien. Ils étaient sept personnes à me monter cette bande et me mettre les menottes, et ils étaient robustes, forts et agressifs. En principe, c’étaient des gens de la police ; mais malheureusement, ils se comportaient comme des gens de la mafia, car leur arrivée chez moi n’était pas légale, et ne suivait aucune procédure juridique ; j’étais donc à la merci des personnes envoyés au nom de l’état, mais dans leur acte était tout simplement hors la loi.

 

En fait, ce n’était pas moi qu’ils sont venus chercher, c’était plus tôt pour mon frère, seulement, et parce qu’ils ne l’ont pas trouvé, alors ils ont terrorisé ma mère et mes petits frères ; et ont décidé de me prendre en otage jusqu’à ce que mon frère se présente à eux. Ces gens, déguisés en police, avaient carte blanche de faire n’importe quel acte ou mesures, quitte à tuer, torturer ou kidnapper, autrement dit, ils ont droit de commettre toutes les bavures qu’on puisse imaginer. C’étaient les instructions de l’état, ou de ceux qui étaient au pouvoir et au sommet de l’état.

 

Je ne pouvais donc plus voir, c’était le noir total ! Cependant, la seule et la meilleure solution pour moi étaient de me concentrer sur l’imaginaire et la mémoire, sinon tout est fini pour moi. Curieusement et à force de tout mettre sur l’imaginaire et la mémoire, on finit par vaincre la perte de ce sens perdu : la vue ! Heureusement que j’avais cette possibilité, j’étais même reconnu par cette faculté dans mon entourage. De toute façon, j’avais besoin de cet imaginaire, car durant le cour de la vie et à force d’être pris par le quotidien, on ne se donne plus l’occasion de réfléchir certains événements qui passent dans notre vie, et on prend l’habitude de mettre les choses non réglées dans l’oubli, seulement elles finissent toujours par s’activer inconsciemment, et déranger notre quotidien. C’était donc pour moi, l’occasion de tout reprendre, et tout mettre en question, surtout que je savais que je suis à la merci de toutes les imprévues, y compris la mort. J’étais presque sûr que je ne reviendrai plus jamais à la vie, c’était un moment horrible pour moi, puisque je savais que rien ne sera plus jamais comme avant, et que je ne pourrais plus voir, ni ma famille, ni mes amis ; et c’étais surtout le fait de voir que je ne verrai plus mes frères et ma mère !

 

Un de ces hommes qui m’ont kidnappé m’avait demandé où était parti mon grand frère qu’ils sont venus chercher, et comme il n’a pas eu la réponse qu’il souhait, il m’avait terriblement tabassé dans un grand véhicule qui leur appartenait ; mais il n’a rien eu de moi, alors que je savais parfaitement où était mon grand frère ; or, il n’était pas question pour moi de le leur indiquer. Alors, ils ont fouillé complètement toute la maison, terrorisé mes parents et mes frères, puis ils m’ont emmené avec eux dans leur véhicule. Mais moi, j’étais déjà branché sur le passé et sur toute la cour de ma vie, y compris le pourquoi de cette scène.

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